Mieux connaître pour mieux protéger

 

Le manque de connaissances sur les requins et les raies est un réel frein à la mise en place de mesures de conservation adaptées aux Antilles françaises. Dans le but d’améliorer ces connaissances, Kap Natirel mène depuis 2012 des suivis scientifiques. Initiés d’abord en Guadeloupe, les suivis sont à présent réalisés sur l’ensemble des Antilles françaises, en collaboration avec des partenaires locaux.

 

Ces suivis ont pour objectif de répondre aux questions suivantes :

objectifs suivis requins & raies

LES MÉTHODES DE SUIVIS SCIENTIFIQUES

"BRUVS" ou
Caméras appâtées

Survols aériens et prospections

ADN
Environnemental

suivi et valorisation des captures des pêcheurs

Cmr : CAPTURE - marquage
- RECAPTURE

LES SCIENCES
PARTICIPATIVES

LA PHOTO
IDENTIFICATION

LA
Génétique

DETAILS DES DIFFERENTES METHODES DE SUIVIS SCIENTIFIQUES

Les "bruvs" ou caméras appâtées

le concept

Des caméras sont installées sur différentes zones durant 60 à 90 minutes. Chaque caméra est installée sur une structure en acier qui maintient une source d’appât (du poisson « gras ») à distance. La quantité d’appât utilisée permet d’attirer seulement les animaux qui sont à proximité du site d’étude.

Les BRUVs sont déposés sur le fond marin par des apnéistes confirmés afin de limiter les dégâts pouvant être occasionnés par les structures sur les récifs. Cette méthode permet également de positionner les structures de la manière la plus optimale : la caméra doit être dirigée à contre-courant pour filmer l’animal qui remonte la source d’odeur émise par les appâts.

Lors du visionnage des images, les espèces ciblées sont identifiées et comptées dans le champ de vision de la caméra.

Les espèces ciblées

Les espèces côtières de requins et de raies

principales informations obtenues

Cette méthode permet de :

La méthode en quelques chiffres

0
Requins observé en Guadeloupe et en Martinique sur les enregistrements analysés dans le cadre d’un projet mondial (www.globalfinprint.com). Un résultat alarmant qui indique un état critique des populations récifales de requins sur la Guadeloupe et la Martinique
0
Caméras installées de 2016 à 2018 sur l’ensemble des Antilles françaises. Soit plus de 1000 heures d’enregistrement analysées.
0 %
Des caméras installées à St Barthélemy sur lesquelles au moins 1 requin ou 1 raie ont été observées. Un résultat surprenant et mettant en évidence l’importance de l’île pour la conservation de ces espèces.

Survols aériens et prospections depuis le rivage

le concept

Des prospections sont réalisées à l’aide d’un drone (phantom4pro de DJI) ou en marchant le long du rivage en fonction du site d’étude et des conditions météorologiques. L’objectif est d’identifier la présence d’espèces dans les eaux peu profondes, d’identifier les espèces concernées et d’estimer le nombre d’individus.

Afin de pouvoir réaliser ce suivi, l’association est déclarée auprès de la DGAC en tant qu’exploitant professionnel. Le drone utilisé et les pilotes sont également déclarés. Avant chaque mission, les démarches administratives et les demandes d’autorisations sont réalisées selon la réglementation en vigueur.

Les espèces ciblées

Les requins et raies qui fréquentent les eaux côtières peu profondes

 (< 10 m)

principales informations obtenues

Cette méthode permet de :

La méthode en quelques chiffres

0
Sites de nurserie de requins identifiées sur toutes les Antilles françaises
0
Espèces côtières qui utilisent les eaux peu profondes des Antilles françaises pour grandir

ADN environnemental

le concept

 Comme chaque espèce laisse des traces d’ADN dans son environnement, la méthode de l’ADNe consiste à prélever des échantillons de cet environnement et étudier les traces d’ADN.

Ainsi, pour étudier les requins et les raies, il s’agit de prélever et de filtrer de l’eau de mer pour retenir les particules d’ADN laissées par les espèces qui fréquentent ces eaux. Après des analyses en laboratoire, il est possible d’identifier ces espèces.

Les espèces ciblées

Toutes les espèces de requins et raies côtières présentes

principales informations obtenues

Cette méthode permet de :

La méthode en quelques chiffres

Quelques chiffres très prochainement …

Le suivi et la valorisation scientifique des captures des pêcheurs

le concept

Depuis plusieurs années, Kap Natirel travaille étroitement avec les pêcheurs afin de collecter des données sur les captures de requins et de raies dans les eaux des Antilles Françaises.

L’objectif est de valoriser scientifiquement les connaissances des pêcheurs en alimentant une base de donnée. Cela peut être réalisé par un observateur au niveau des points de débarquement ou bien par le pêcheur lui-même.

Aujourd’hui, les pêcheurs sont une importante source d’informations sur les requins et les raies. En effet, les pêcheurs des Antilles françaises exploitent une grande partie des eaux territoriales et cela quasiment toute l’année. De plus, la grande variété des engins et des techniques de pêche permet de parcourir une grande diversité d’habitats (côtier, pélagique et profond).

Les pêcheurs professionnels ne sont pas les seuls à nous faire remonter leurs informations, amateurs ou professionnels de pêche sportive collaborent régulièrement.

Vous aussi, vous pouvez participer ! 

Vous êtes pêcheurs (professionnel ou de plaisance) et vous avez des informations sur les requins/raies ? 

Participez au programme Reguar !  

Les espèces ciblées

Toutes les espèces qui sont pêchées

principales informations obtenues

Cette méthode permet de :

La méthode en quelques chiffres

0
Espèces de requins et de raies identifiées dans les Antilles françaises grâce à la participation des pêcheurs
0
Observations transmises par des pêcheurs de 2015 à 2020

CMR : Capture - Marquage - Recapture

le concept

Selon les informations recherchées et les moyens disponibles, le type de marquage peut varier. Il peut être simple et basée sur le principe de « capture/recapture » (comme une étiquette avec identifiant unique) ou bien utiliser une technologie plus avancée qui transmet les positions de l’animal marqué (suivi satellite avec GPS et/ou ARGOS).

Dans le cas des requins (quel que soit le type de marquage retenu), deux options peuvent être envisagées : les campagnes de marquages spécifiques (campagne de pêche aux requins) ou bien un programme de marquage sur des captures accidentelles. Cette seconde option, basée sur le bénévolat des pêcheurs (professionnels ou de loisirs), nécessite la formation et la mise à disposition de matériel adéquate.

Le marquage des requins dans les Antilles françaises a été initié par Kap Natirel en 2013 sur l’île de Petite Terre, en Guadeloupe. L’utilisation de marques internes (PIT) et de marques colorées en plastiques a ensuite été développé sur les autres îles de l’archipel et sur St Martin.

A présent, l’association ne souhaite plus faire de campagne de capture spécifique. Nous développons alors un programme de collaboration avec les pêcheurs pour marquer les captures accidentelles.

Vous aussi, vous pouvez participer ! 

Vous êtes pêcheurs (professionnel ou de plaisance) et vous souhaitez en savoir plus sur ce programme de marquage ? 

Contactez-nous !

Les espèces ciblées

Les espèces capturées accidentellement 

principales informations obtenues

Cette méthode permet de :

Les sciences participatives

le concept

Les sciences participatives sont une méthode simple et efficace pour obtenir des informations. 

Le principe est simple : toute personne ayant observé un requin ou une raie transmet l’information au REGUAR.

Illustration d'observation

VOUS AVEZ FAIT UNE OBSERVATION
DE REQUIN OU DE RAIE ?

Partagez la avec nous et participez au programme de recensement du REGUAR

La photo-identification

le concept

La photo-identification est considérée comme une méthode de « capture/recapture ». Il s’agit d’identifier visuellement les individus observés en utilisant des marques individuelles naturelles (comme des tâches) ou artificielles (comme une marque colorée -tag- installée sur l’animal après une capture).

Cette méthode est actuellement testée pour la raie léopard (Aeotobatus narinari) sur le site de Petite Terre en Guadeloupe. Cette méthode étant également utilisée par d’autres îles de la Caraïbes, dont St Kits et Nevis, des collaborations avec les îles voisines sont envisagées.

Vous aussi vous pouvez participer ! Vous avez des photos/vidéos de raies léopard prises à Petite terre è envoyez les nous à l’adresse suivante : reguar.97@gmail.com

PS : Attention, il est fortement recommandé de garder une distance d’au moins 3 m entre la raie et vous. Approchez par l’avant ou par les côtés afin que la raie puisse vous identifier. N’essayer pas de suivre une raie si elle accélère et en aucun cas vous ne devez tenter de la toucher. La raie léopard possède plusieurs dards venimeux pour se protéger en cas de danger. Un nageur qui la poursuit et qui tente de s’approcher trop près peut être considéré comme un danger.

Les espèces ciblées

La raie léopard (Aeotobatus narinari)

principales informations obtenues

Cette méthode permet de :

La génétique

le concept

La génétique, et plus particulièrement l’analyse génétique de tissus musculaires et/ou de peau permet d’apporter des éléments sur la diversité génétique des populations de requins présentes dans les eaux. Plus une population possède une grande diversité génétique et plus elle a de chance de survivre face à des menaces (comme une maladie, par exemple). Par ailleurs, cette méthode nous permet ne connaitre les liens qui existent entre nos populations et celles des îles voisines. Ce sont des informations essentielles pour mettre en place des mesures de conservation adaptées.

Les analyses génétiques étant onéreuses, l’association vise à développer des collaborations avec des laboratoires et universités. Les échantillons de tissus sont récoltés et stockés lors du suivi et de la valorisation scientifique des captures de requins.

Nous recherchons des collaborateurs pour effectuer les analyses. Si vous êtes une structure qui réalise des analyses génétiques, ou si vous connaissez des structures intéressées par une collaboration

Contactez nous !